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Le centre russe pour les enfants "Matrjoschka"
L’histoire des peuples vivant au cours des siècles hors de leur patrie, qui ont réussi à garder leur conscience nationale malgré tous les obstacles, appuie l’hypothèse selon laquelle les edifices de culte s’imposent en tant que premiers centres de consolidation. Jusqu’au moment de la catastrophe nationale de 1917 la Russie avait été épargnée d’une pareille expérience. Mais, une fois en exile, les gens ont fortement ressenti le besoin des foyers spirituels. C’est ainsi qu’en 1936 a vu le jour la paroisse de la Résurrection à Zurich. Aujourd’hui de plus en plus nombreux sont nos compatriotes qui décident de lier leur destin à la Suisse à long terme, parfois même à jamais. Alors, tôt ou tard, la question se pose : quel avenir veulent-ils pour leurs enfants. Ces derniers deviendront-ils cent pourcents Suisses ou bien Suisses russes quand même? Mail la réalité est telle que seuls les efforts des parents (le plus souvent les efforts d’un des parents) ne suffisent pas. Cette expérience a donné l'idée de la création du Centre russe pour enfants « Matrjoschka ». La fondation de « Matrjoschka » a heureusement coïncidé avec le temps de l’acquisition du bâtiment par la Paroisse de la Résurrection. Il s’est trouvé dans la nouvelle église un espace, qu’on aurait crû être spécialement créé pour y situer le jardin d’enfants. Les premiers mois du travail ont montré que les enfants s’y sentaient très à l'aise. Nous sommes devenus amis. On est sûr qu’avec le temps « Matrjoschka » et la Paroisse de la Résurrection seront plus que de bons voisins. On espère qu’on devient une vraie famille.
Prêtre Oleg Batow
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